Récit Petit Pic d'Ansabère par le Nord

"Petit Pic d'Ansabère par le Nord "
Janvier-Février 2008
Boris et Ivan Thomas, Philippe Galarza


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Voir aussi les galeries photos : Galerie 1 (21 janvier) et Galerie 2 (15 février)
 
   


Mardi 11 mars 2008, Escaldes, Andorre.

            Le ciel est sombre. Dehors, c’est un vrai déluge ; plus haut, les montagnes retrouvent leur manteau neigeux, là même où nous devrions être en train de skier, Betty et moi, si la météo était plus clémente. Le shopping est alors notre activité principale : je me rends compte que je suis bien moins résistant sur le bitume que sur les sentiers de montagne. Betty me le fait gentiment remarquer. Donc, alors qu’elle est déjà repartie à l’assaut non pas d’une face Nord mais des boutiques, je fais une pause, je me remémore ces deux journées à Ansabère, en janvier et février dernier, sur la face Nord (celle-là une vrai) du petit pic.
Ces deux journées sont étroitement liées, la première inspirant la seconde, la seconde parachevant la première…
Tout commence en avril 2007, lorsqu’avec Boris, nous partons pour Ansabère avec la ferme intention de gravir la petite aiguille par la voie normale originelle, celle ouverte par Lacq et Naudé en 1926. Cette course, ce devait être mon baptême car il était prévu que je la fasse en leader. Au dernier moment, nous changions d’itinéraire préférant à ce moment-là escalader le couloir Bellocq-Cazanave-Trey, ce couloir plein Sud entre petit pic et petite aiguille, course plus difficile que la voie normale de la petite aiguille. Point de baptême donc…

En janvier 2008, nous repartons pour Ansabère déterminés à faire cette course non réalisée l’année précédente : la voie normale de la petite aiguille. Enfin l’occasion du baptême se représente ! Le topo est le suivant : plein Nord, il faut remonter un couloir de neige en piolets-crampons, couloir qui part en oblique vers la droite (1 à 3 sur la photo). Une traversée vers la gauche permet de revenir vers la Grande Brèche entre petit pic et petite aiguille (2). Il reste alors à escalader les derniers mètres jusqu’au sommet de cette dernière. Ceci, c’est la théorie…

Lundi 21 janvier 2008. Départ dans la nuit de Pont Lamary : il est 5h30. L’enneigement est faible, très faible. Les skis de randonnée sont laissés dans la voiture. Nous sortons les crampons aux cabanes d’Ansabère. Au-dessus, la neige est dure et abondante, elle porte très bien. Nous contournons la base de la petite aiguille par l’Est pour retrouver le versant Nord. C’est à ce moment que les premiers rayons lumineux lèchent les cimes environnantes. Le temps sera au beau fixe aujourd’hui, comme prévu.
Encordement, sortie du deuxième piolet, nous voilà au départ du couloir qui démarre droit avant un virage à droite que l’on devine plus haut. Crampons aux pieds, un piolet dans chaque main, nous entamons l’ascension. C’est très agréable, dans une neige qui porte toujours très bien, nous arrivons rapidement dans le fameux virage. Derrière, c’est un passage qui semble un peu plus technique : une goulotte étroite se redresse. Je poursuis, entre glace et rocher. Nous sommes vigilants, ici il ne faut pas se louper ; glissade interdite ! Un crampon mord la glace, l’autre tient sur un rebord de calcaire. La main droite empoigne une bonne prise, avec la gauche, il va falloir planter le piolet au-dessus, dans la glace, pour se hisser. Tchac ! La pointe du piolet pénètre et fait ce bruit, comparable à celui d’un couteau qui se plante dans le bois. Je tire pour me hisser, les crampons du pied droit trouvent un appui plus haut sur le rocher : vite, il faut planter le deuxième piolet qui pend, accroché à mon poignet droit. Je lâche la prise de main, attrape le manche du piolet que je plante au-dessus. Je peux maintenant aisément me rétablir, retrouver la glace pour les crampons. Le passage  le plus difficile est franchit. Au-dessus, un béquet de calcaire me permet d’assurer Boris. Il arrive, saignant légèrement ; il faut dire que j’ai fait tomber beaucoup de « bris » de glace en passant : il a tout prit dessus.


L'entrée de la goulotte

Le couloir retrouve son aspect, avec la neige dure portant bien, neige tellement dure qu’à chaque pas, seul le bout des chaussures pénètre. L’avantage est que nous progressons vite ; l’inconvénient : essayez de marcher sur la pointe des pieds ! C’est rapidement douloureux.
Cela dit, le couloir est remonté sans encombre. Nous démarrons la traversée à gauche vers la Grande Brèche. Force est de constater que c’est très chaud ! Je ne parle évidement pas de la température… L’été, il y a de belles petites vires. Elles sont aujourd’hui inexistantes, ensevelies sous une importante quantité de neige dure et très inclinée. Autrement dit, nous réalisons très vite que nous traversons un large toboggan. Ici non plus il ne faut pas se louper… Concentration ; chaque mouvement est réfléchit, réalisé avec une grande attention. Nous passons devant à tour de rôle pour ne pas perdre trop de temps, car notre prudence coûte cher en minutes. Peu importe, elle n’a pas de prix.
L’itinéraire que nous suivons pour la traversée est tellement incliné que nous finissons par nous poser la question : est-ce le bon passage ? Où sont les belles petites vires de l’été ? Le doute nous envahi…
C’est à mon tour de passer devant ; j’escalade un petit béquet, je redescends derrière, à reculons : là aussi, entre rocher et glace le compromis n’est pas facile à trouver. Je continue vers la gauche, les crampons mordent la glace, mains sur les rochers avec les piolets qui pendent aux poignets. Le bruit qu’ils font en cognant contre le calcaire nous fait ressembler à un troupeau faisant tinter ses cloches. Un troupeau en posture délicate en l’occurrence… Une belle fissure enfin ! Je peux planter un piton pour protéger. Je m’arrête quelques mètres plus loin faisant passer la corde sur un petit béquet pour attendre que Boris me rejoigne. Il a escaladé, il est sur le point de redescendre. Dans ce passage, j’étais assuré par Boris par le haut : il est à son tour assuré par moi, mais par le bas. S’il glisse, le pendule sera conséquent. Avant qu’il ne s’engage, par précaution je rajoute un piton, pour être sûr. En pleine descente à reculons, grande frayeur : Boris a un crampon qui se détache de la chaussure ! Incompréhensible ! Il est juste au milieu du vilain passage, là où il ne faut absolument pas tomber ! Pause, réflexion, il ne bouge pas… Avec des gestes lents pour ne pas provoquer d’à-coups, dans une gymnastique peu évidente, il parvient à attraper le crampon et à le refixer sur la chaussure. Soulagement… Tout va bien…


La traversée

Cette traversée est vraiment difficile pour nous, les minutes passent. Sommes-nous sur le bon chemin ? S’il est difficile de se tromper ici, le doute reste tout de même présent. Ou peut-être est-ce l’appréhension du retour, car pour revenir, il faudra repasser par ici dans l’autre sens.
Quelques mètres plus loin, après avoir repris la traversée, je lève les yeux, j’aperçois une belle cheminée, que je signale à Boris :

- Si nous sommes trop bas, nous pourrons remonter par ici !

Nous voilà un peu rassurés. Je poursuis, et enfin elle s’offre à nous, en plein soleil : la Grande Brèche ! Satisfaction d’en avoir terminé avec ce « toboggan », satisfaction d’être enfin arrosé par les rayons lumineux qui nous fuyaient dans tout ce versant Nord du petit pic d’Ansabère. Nous ne nous étions pas trompé d‘itinéraire. L’hiver, la montagne n’est vraiment plus la même…
Nous regardons la montre : 12h30 ! Le calcul est rapidement fait ; compte tenu des difficultés, le temps de monter au sommet de la petite aiguille, de revenir à la Grande Brèche et de refaire cette satané traversée… le temps ensuite de redescendre au parking etc… etc… Nous réalisons que nous risquons de rentrer avec la nuit. Nous ne désirons pas rentrer si tard, aussi nous décidons de rebrousser chemin. A ce moment, je me souviens de cette belle cheminée et je dis à Boris :

- Ce doit être possible de rejoindre directement le sommet du petit pic, on éviterait la traversée en sens inverse !
- Peut-être, mais nous n’en savons rien, on ne va pas tenter le diable !
- Oui, c’est vrai, rentrons…

Le retour se fait sans problème. Nous revenons jusqu’au haut du couloir qui nous permet de sortir sur la crête du petit pic. Victoire ! La petite aiguille n’est pas « faite » mais le couloir est sorti ! C’était ma première course du genre, et je crois que je n’oublierais jamais ces moments, dans une autre manière de découvrir la montagne.
Boris insiste : nous rejoignons le sommet du petit pic par le versant Ouest.


Ivan et Boris au sommet du Petit Pic d'Ansabère.

Après avoir profité de ces instants éphémères, nous redescendons. Il est tôt, ce qui nous laisse le temps d’une halte à Lescun, chez François Carrafancq, afin de lui conter notre journée.
Il nous reçoit fort bien, comme à chaque fois, et nous racontons ce couloir. Je repense alors à cette cheminée que je voyais depuis la traversée, et je lui demande :

- Est-ce que ça passe depuis la brèche et directement jusqu’au sommet du petit pic ?
- Oh oui ! C’est pas dur, c’est du IV…
- Parce qu’avec Boris, on a vu une belle cheminée et je suis certain que ça doit « passer » en escalade…
- Oui ça passe, mais attention ! l’hiver c’est une autre histoire !
- Oui, on sait, on a vu sur la traversée… Rien à voir avec l’été…

… Ça passe… Cette idée ne ma lâche plus ; je ne pense qu’à retourner à Ansabère, à refaire ce couloir, à refaire la traversée à gauche pour monter droit au sommet du petit pic par cette cheminée. Normalement, lorsqu’on remonte ce versant Nord, c’est pour aller faire la petite aiguille ; et pourquoi pas le petit pic ?
Sur l’ordinateur, je fais des agrandissements des photos du petit pic car il n’existe pas de topos de ce passage. Je reconnais la cheminée, qui remonte vers la gauche jusqu’à mi-hauteur. Ça fait une petite longueur de corde. Il reste une deuxième petite longueur pour atteindre le sommet : ça n’a pas l’air difficile… Mais entre « l’air » et la réalité, méfiance… Cela dit, c’est faisable pour nous. En ce moment, il fait grand beau. Le rocher est à peu près sec depuis la brèche, ce qui laisse cette course possible à notre niveau. Il faut faire vite avant que le mauvais temps ne revienne, avant qu’il ne se remette à neiger.
Boris n’est pas disponible, je parle alors de ce projet à Jean-François. Nous faisons un peu d’escalade ensemble, depuis quelques temps. Comme je m’en doutais, il est intéressé et motivé. La date est fixée au 15 février.

Entre temps, je revois Philippe Galarza. Il est venu à Ansabère avec mon frère et moi le 18 juillet dernier escalader la voie Cames-Sarthou de la grande Aiguille (il y avait aussi P.E. et Eric Bergez). Je parle à Philippe de ce projet de petit pic d’Ansabère par le Nord : lui aussi est partant.

Jean-François habite Accous. Le dimanche, une ballade est prévue sur le Pouey avec sa fille ; il en profite pour mettre ses belles chaussures de montagne afin de se préparer pour notre course. Au retour, les chaussures sont laissées sur le pas de la porte d’entrée afin de les aérer un peu. Jean-François les a bichonnées : brossées, nettoyées et tout et tout… Direction la vallée d’Ossau ramener sa fille. Lorsqu’il revient chez lui à Accous, il ne reste qu’une chaussure ! Dur ! De si belles pompes, et hors de prix en plus ! Il faut retrouver la manquante… Sherlock-François, après mures réflexions, se lance dans la recherche de propriétaires de chiens… Qui d’autre qu’un plantigrade mal intentionnée se contenterait de ne prendre qu’une chaussure ? Mais même en ayant fait la connaissance d’un grand nombre de villageois, même en connaissant tous les chiens par leur petit nom, l’enquête n’aboutit pas… D’accord, c’est dur… Mais comment fait-on pour Ansabère ? La date approche. Heureusement, Boris possède une belle paire de chaussures d’alpinisme en plus, à la pointure de Jean-François.

Quelques jours avant le 15, deuxième coup dur pour Jean-François ! Les éléments s’acharnent : il ne travaille jamais le vendredi, sauf le 15 février ! Ce n’est pas possible ! Il est désolé… La chaussure, c’était un signe. Nous partirons donc à deux, Philippe et moi.

Vendredi 15 février 2008.


Topo du jour.

Il est 7h30 lorsqu’avec Philippe nous contournons déjà la base de la petite aiguille pour rejoindre le versant Nord. 8h15, on attaque le couloir.

- Qui passe devant ? Demande Philippe.
- Puisque je l’ai fait en tête il y a 3 semaines, fais-toi plaisir, vas-y !

Rapidement, nous sommes au virage, avant la goulotte. J’assure Philippe, il s’engage. Un piton pour protéger, puis une broche à glace. Un autre piton, il est presque « sorti ». Dans une position confortable, il sort son appareil photo. Comment fait-il son compte, lui-même ne sait pas ; toujours est-il que soudain, j’entends :

- IVAN ! MON APPAREIL PHOTO !!!

Je lève les yeux et effectivement, je vois une housse de cuir noir rebondir en tournant comme une hélice, dévalant la goulotte à toute allure et venant droit vers moi. Je sais que je n’aurais droit qu’à un essai : je ferme les mains sur l’objet au moment où il est sur moi et coup de veine, il reste entre mes mains ! J’allume l’appareil, prend une photo, tout va bien, il pourra encore servir, Philippe a de la chance…
Nous poursuivons notre ascension, un peu plus difficile que l’autre jour car la neige porte moins bien. Nos pieds s’enfoncent plus profondément, ce qui rend chaque pas plus pénible. Nous arrivons néanmoins sans problème au début de la traversée vers la gauche. Première longueur, Philippe en leader évalue rapidement les difficultés. La prudence est de mise, il protège à bloc avec sangles et pitons. Je fais la longueur suivante et me trouve presque à la Grande Brèche. Philippe est soulagé car il n’en voyait pas la fin, tout comme Boris et moi il y a 3 semaines. La « Belle cheminée » que j’avais repéré est dépassée, c’est d’ici que l’on va monter tout droit jusqu’au sommet du petit pic. Philippe enchaine :

- à droite ou à gauche ?
- C’est comme tu préfères ; à droite, tu rejoints la cheminée, à gauche aussi ça passe, c’est comme tu veux.

Il part à gauche, c’est plus engageant. Très vite, j’entends un cri de joie : il a trouvé un relais et un piton, il m’y attend. C’est ici que nous trouvons enfin le soleil. Dans cette face Nord à l’atmosphère austère, où nous nous sentions comme coupés du monde, ce relais, trace de passage d’autres alpinistes, sonne presque comme un retour à la civilisation. C’est comme si nous revenions d’une terre inconnue et sauvage dans laquelle nous étions perdu.


Philippe Galarza au retour à la civilisation

Ce relais est à la sortie de la voie Despiau-Ferrané, cette voie qui traverse la face Est du Petit Pic en diagonale pour déboucher au-dessus de la Grande Brèche. Un piton planté au-dessus nous montre le chemin à suivre.
Nous discutons de la suite des opérations. Ici, nous enlevons les crampons qui ne serviront plus, c’est maintenant de l’escalade en « grosses » qui nous attend. Philippe préfère terminer l’ascension sans sac, car si le rocher est à peu près sec, il y a tout de même de la neige et de la glace dans la plus part des prises. Je m’attache sur un brin de corde, j’attache le sac à dos de Philippe sur l’autre brin. Philippe, en leader, m’assurera et fera monter le sac.
C’est reparti, il disparait vite de ma vue. Les minutes s’écoulent, la corde bouge peu, il a beaucoup de mal à protéger car le rocher est un peu « pourri ». Les minutes s’écoulent encore…
Un Gypaète Barbu me passe à côté, juste en dessous. Il disparaît derrière la petite aiguille et réapparaît de l’autre côté. Comme ça a l’air simple. S’il nous suffisait à nous aussi de déployer les bras et de planer ainsi… L’escalade n’aurait plus aucun intérêt, aussi, nous sommes très bien ainsi.
Philippe sent le sommet tout proche, il tente de l’atteindre. Malheureusement, il n’y a pas assez de longueur de corde, il se retrouve coincé à 15 mètres de la sortie. Là où il se trouve, il ne peut pas faire de relais. Impossible de monter, impossible de rester, il va donc falloir redescendre. Un peu plus bas, il peut faire un bon relais pour me faire venir. Il est attaché par le milieu de la corde, il ne peut donc pas laisser un brin pour redescendre (Philippe fait partie des rares alpinistes qui ne coupent pas leur corde de 100m en deux brins). Dilemme… Que faire ? Il plante un piton qui tient « a peu près ». Une petite lame de calcaire lui permet aussi de glisser un coinceur. Il y accroche sa corde et descend plus bas en se tenant à la corde qui est maintenant « fixe ». Sur un magnifique et grand béquet, il fait un excellent relais en me disant :

- Ivan, tu vas prendre le relais !... Tu peux venir !


Dernier relais...

A mon tour. Les premiers pas ne sont pas faciles : mes chaussures adhèrent mal, je me tiens d’une main, et de l’autre je fais monter le sac de Philippe qui tient sur le brin orange. Je crie cette couleur en attendant qu’il avale la corde. Je remonte de quelques mètres, et recommence : je fais monter le sac et crie « orange ». Peu à peu, je monte et voilà enfin Philippe dans une petite brèche, solidement arrimé. Au-dessus de lui, je vois le bout de corde fixe qu’il a laissé, et il râle :

- J’y étais presque ! Il manque 15 mètres ! J’ai laissé la corde, j’y retourne.

Le voilà reparti se tenant à la corde. Il rejoint le piton et le coinceur, se ré-encorde convenablement. 15 mètres… et pas moyen de protéger… Il s’engage…
Je l’assure depuis cette brèche où je suis à califourchon, un pied plongeant vers le Sud, l’autre vers le Nord.
Les minutes s’écoulent… Jusqu’à ce cri de victoire qui déchire tout sur plusieurs centaines de mètres à la ronde j’en suis sûr. Philippe est au sommet du Petit Pic ! Je crie de joie aussi ; c’est gagné ! Je monte à mon tour, toujours en faisant suivre le sac de Philippe. Je récupère le coinceur et le piton qui sort au premier coup de marteau. Les derniers mètres… Encore un effort de concentration ; il reste de la neige et de la glace par endroits, il faut donc bien choisir ses prises de mains et de pieds, et me voilà enfin sur le sommet. Joie intense, nous sommes heureux, nous nous congratulons, c’est « passé ». Le petit pic d’Ansabère par le Nord est réussi…


Avec Philippe Galarza... Heureux !

Ivan THOMAS
Mars 2008