récit
"Grande aiguille d'Ansabère"
Voie Cames-Sarthou, Juillet 2007

 
 


Mercredi 18 juillet 2007

Cette voie porte le nom de ceux qui l’ont ouverte, en 1927, à savoir Marcel CAMES et Henri SARTHOU. Nous l’avons déjà escaladé il y a 10 ans, mon frère Boris et moi, en compagnie du Guide de Haute Montagne Jean-Baptiste Cappicot. C’était le 18 juillet 1997. Jean Dutech, notre Grand-père, l’avait escaladé le 18 juillet 1937 avec le guide Henri Barrio. Tout comme eux, nous avons décidé cette fois-ci de monter la veille pour être à pied d’œuvre. Nous voici donc Boris et moi le mardi 17, marchant vers les cabanes d’Ansabère ; nous sommes chargés comme des mulets : tentes, sacs de couchage, nourriture à gogo, des panachés, un peu de vin, les cordes et toute la quincaillerie. Le temps est très incertain, très changeant. Nous ne sommes pas du tout certains de pouvoir grimper demain. Mais qui ne tente rien n’a rien.
Sur le premier plateau, deux savoyards nous interpellent. Ils désirent faire demain le Spigolo (voie de 300m sur la petite aiguille). Après un long moment passé avec eux, nous poursuivons. Nous arrivons tôt aux cabanes.
Ce coup-ci, c’est nous qui interpellons deux alpinistes : un andorran et un catalan viennent de faire le Spigolo. Ils sont éprouvés, mais heureux. Ils nous disent qu’ils étaient juste techniquement mais que c’était très beau. Ils se sont fait un peu peur…
Rapidement, le brouillard est sur nous. Plutôt que de bivouaquer plus haut, nous décidons de nous installer dans l’une des cabanes : nos compagnons Philippe et Pierre qui doivent nous rejoindre ce soir nous trouveront plus facilement. Et aucun problème s’il pleut : nous serons parfaitement à l’abri, ce qui nous permettra de partir au sec demain matin. Nous faisons la connaissance du berger, Marcel Etcheberry, qui arrive avec son petit tracteur. A peine avons-nous le temps de discuter un peu et de lui acheter du fromage que le voilà parti s’occuper de la traite de ses brebis : les chiens sont au travail pour conduire les troupeaux dans les enclos. Il est 18h. Heureusement que nous l’avons vu un moment, car jusqu’à 23h15, il va traire non-stop ses centaines de brebis. Nous nous demandons d’ailleurs comment il peut faire sans lumière alors que la nuit est tombée ; mais il continue, imperturbable, au rythme régulier des trappes en bois qui s’ouvrent et qui se ferment pour laisser passer les brebis qui ont livré leur lait se diriger dans un autre enclos.
Plusieurs personnes sont arrivées, randonneurs qui font la traversée des Pyrénées. Certains d’un trait, les autres par tronçons de 7 jours, sur plusieurs étés. Nous sommes nombreux ce soir pour dormir à Ansabère.
Nous faisons un agréable feu de camp devant la cabane. Nous avons 2 panachés : nous nous en partageons un et gardons l’autre pour Pierre et Philippe.
Je descends en reconnaissance, mais point de Philippe et Pierre. Alors que je remonte vers la cabane, j’entends des grognements agressifs tout autour de moi, ceux des chiens du berger. Dans la nuit noire et le brouillard, même avec la lampe frontale, je ne distingue rien ; ça n’est pas rassurant du tout. Je sais que les chiens sont prêts à tout pour défendre les troupeaux lorsqu’ils sentent une menace. Aussi, je lance des « couché !» en y mettant le plus de conviction possible, en marchant d’un pas sûr. Ils sont 4 ou 5, ils me tournent autour. Par bonheur, ils ne me sautent pas dessus et retournent vers la cabane de leur maître alors que je rejoins celle que l’on occupe au-dessus. Je crois que les reconnaissances sont terminées… Mais impossible d’aller au « petit coin » non plus ! Dès que l’on s’éloigne de la cabane de 2 mètres, ils sont là ! Heureusement, on est bien installé, et je me dis que l’on va vite le savoir si Philippe et Pierre arrivent !
Dommage pour les randonneurs qui se sont couchés tôt ! Avec ce vacarme, leur début de nuit n’est pas très calme, et ce jusqu’à 23h30, lorsque les chiens du berger repartent aboyant et grognant. Nous comprenons que nos compagnons sont là. Philippe bataille avec les chiens un moment et enfin le voici parmi nous avec Pierre. Incroyable ! Pierre qui a fait toute la montée avec un pack de « Kros » dans les bras ! On a l’air malin avec notre panaché !
Veillée sympa autour du feu ; nous allons quand même nous coucher vers 1h, histoire d’être en forme si le temps nous permet l’ascension de la grande aiguille demain.

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Lever à 8h. Le temps est « pourri ». C’est un brouillard à couper au couteau qui nous entoure. Tout est complètement détrempé. Nous savons (et espérons) que plus haut ça peut se dégager. Nous y croyons, d’autant que le berger nous a dit que ce serait beau aujourd’hui.
Les deux savoyards rencontrés la veille nous rejoignent. Ils nous demandent ce que l’on pense de la météo. Comme de toutes façons nous allons monter au minimum jusqu’au col de Pétragème, ils décident de rester avec nous et de nous accompagner.
C’est Eric qui arrive maintenant. Il nous rejoint comme prévu, mais sans Francis qui n’était pas au rendez-vous ce matin. Eric a été « embauché » pour filmer et photographier notre ascension de la grande aiguille. Francis, lui, devait faire l’escalade avec nous.
En route !
Très vite, les pantalons sont trempés par les hautes herbes, dans un brouillard toujours aussi dense. Nous le savons : il faut y croire… Soudain, ce brouillard qui tentait de nous faire renoncer se déchire, comme pour nous ouvrir la porte vers les cimes qui semblent maintenant n’attendre que nous. La petite aiguille apparait, majestueuse sur sa face sud et son célèbre « Spigolo » qui tend les bras aux savoyards. Ils n’hésitent pas une seule seconde : ils nous quittent pour aller à la base de ce géant de 300 mètres. Nous regardons, admiratifs.
Nous sommes sortis de notre apnée, au-dessus de la mer de nuages. C’est magnifique. Le col de Pétragème est rapidement atteint. La cime de la grande aiguille se montre, c’est à nous qu’elle tend les bras. Nous n’hésitons pas non plus.
Pic d’Ansabère. Une brèche immense nous sépare de la grande aiguille, qui se présente ici par sa face Ouest. Deux fissures la lézardent sur toute sa hauteur : à gauche, la voie d’escalade Calame-Carrive (1923) et à droite, la voie du surplomb (1927). Nous, la voie qui nous intéresse, c’est une voie qui contourne l’aiguille par la droite pour remonter droit vers le sommet : la voie Cames-Sarthou. Ces voies ne sont pas longues : à peine 50 mètres depuis la brèche séparant l’aiguille du pic. Mais c’est impressionnant. Pierre reste bouche bée, tellement il est admiratif de ce paysage. Il a besoin de s’assoir, seul, pour s’imprégner de ce qui nous entoure. Le temps est au beau, nous savons que nous allons passer une journée exceptionnelle.

Préparation du matériel et descente au fond de la brèche.
Chacun s’équipe. Pierre est monté jusqu’ici avec des Converses basses trouées, sans chaussettes, mais ça n’est pas un problème pour lui. Il assume. C’est son côté « Je me prend pas au sérieux ». Nous rions de bon cœur en voyant Philippe nous présenter une de ces chaussures et déclarant : « Eh les mecs ! Première ascension de la grande aiguille avec un SDF ! »
Trêve de plaisanteries ; il nous faut descendre au fond de la brèche en rappel. Baptême pour Pierre. Il s’en sort sans problème. Il nous fait penser à un autre Pierre : Pierre Bourdieu, qui faisait de l’escalade pieds nus dans les années 20 (Il est d’ailleurs venu ici en 1927). Pierre (le notre) est pieds nus aussi pour descendre, pour « sentir l’agréable sensation du rocher » sous la plante de ses pieds.
Nous avons tous dit un petit « à tout à l’heure » à Eric, car il ne vient pas avec nous. Il reste sur la crête du pic pour filmer et photographier.
L’attaque.
Nous y sommes. Tous les quatre, Pierre, Philippe, Boris et moi. Nous avions proposé à Philippe d’être leader, ce qu’il a accepté. De la brèche, il voit cette belle fissure, celle de la voie Calame-Carrive. Il est très intéressé, mais non ! L’objectif numéro 1 du jour est la voie Cames-Sarthou. Philippe n’insiste pas. Il a la banane, il démarre, je l’assure…
Très vite, il déchante. Le rocher n’est pas très compact. Avec Boris nous commençons à être habitués : cela fait plusieurs fois que l’on vient grimper par ici : le couloir Bellocq-Cazanave-Trey ou la voie du Vieux Piton, ce sont deux voies où nous sommes allés ce printemps, et où le rocher est complètement « pourri ». Aussi, nous ne sommes pas surpris. Philippe par contre n’est pas du tout à l’aise. Il siffle. Il prend son temps, étudie l’itinéraire, protège comme il peut. Il insiste en parlant de l’autre voie : « Tu verras, ce sera beaucoup mieux cet après-midi sur la fissure ! » Il a certainement raison, mais pour l’heure, c’est toujours la voie Cames-Sarthou qui nous attend. Il a l’air un peu tendu, il disparaît… Après le « relais » c’est à mon tour. J’entraine la corde de Boris et Pierre pour les assurer d’en haut. Cette première longueur est facile, avec un pas impressionnant, où la vue plonge à la verticale jusqu’à la base de l’aiguille. Le relais est sur une vire très large et toute en longueur. Notre leader a retrouvé le sourire : « c’est les forces basques ici ! » dit-il en avalant la corde. Effectivement, il y a beaucoup de tirage et je m’en vois pour faire suivre la corde de Pierre et Boris. Ils partent à tour de rôle. Le tirage est vraiment énorme. Les forces basque… suite… jusqu’à l’arrivée des deux derniers. Eric nous observe depuis la crête. Nous, on commence à lever la tête pour voir la suite.

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Le départ, depuis la vire, est surplombant. La pente se radoucit juste au-dessus pour nous présenter un passage tout en dévers, sur une dizaine de mètres, avec les 3 blocs coincés typiques de cette voie. De la vire, on se demande si ça passe… Philippe se lance ; le surplomb est franchi, sans histoires. Au-dessus il aperçoit des pitons qui indiquent le chemin à suivre : tout droit dans ce dévers. Nous sommes dubitatifs ; je demande à Philippe de regarder si « ça passe » à gauche. Il hésite, puis va voir. Il s’engage, peu rassuré, pestant après les pierres qui bougent, râlant après moi : « c’est complètement pourri ! me lance-t’il. Je n’y reviendrais plus dans ta montagne ! »
Il est sur la gauche, et se retrouve coincé : il faut se rendre à l’évidence, ça ne passe pas par là. Il va falloir aller franchir le dévers. Il redescend et rejoint la base de ce qui sera le passage difficile de la journée. C’est reparti ! Tout droit le long des blocs coincés, sur une paroi qui rejette tout le temps le corps en arrière. Point après point, il gagne de précieux mètres. Il est fatigué, il fourni beaucoup d’efforts. Je lui propose de le prendre « sec », qu’il se repose un peu, mais c’est tout juste s’il m’entend, tant il est préoccupé par ce qu’il fait, et surtout par ce qui l’attend encore. En guise de réponse, je me contente donc de ses protestations. Nous n’osons plus lui parler ; à chaque fois, c’est une salve de jurons qui revient à nous. Finalement, avant de lui parler, on se concerte, puis on décide à chaque fois de ne rien dire pour éviter de le rendre un peu plus nerveux.
De la vire, nous apercevons Yann le savoyard qui débouche sur le « fil » du Spigolo. Nous sommes admiratifs de la vitesse à laquelle ils évoluent, avec une efficacité remarquable. Mais revenons à notre mouton, lorsque le moment le plus critique arrive : Philippe laisse échapper un mousqueton, avec un descendeur, et peut-être autre chose encore. Nous entendons les ricochets métalliques, DING, Ding, ding,…, ding, ding, … Le matériel a désormais rejoint la raillère, 300 mètres plus bas. Philippe cogite, se dit qu’il fait n’importe quoi ; il s’arrête un moment pour se poser un peu, et repart. C’est difficile, très difficile. Il semble presque à bout de forces, lorsqu’il dit : « Je n’ai plus d’énergie ! »
Fidèles à la décision prise, nous ne disons rien. Nous nous attendons à ce que Philippe redescende. Eric, depuis la crête, range la caméra, s’attendant lui aussi à la redescente du leader. Je demande à Boris ce qu’il en pense, s’il veut essayer de « forcer » ce passage…
C’est le moment qu’a choisi Philippe pour repartir : sans s’arrêter (sauf pour mousquetonner) il franchit le dévers et le passage des 3 blocs coincés ! Tout en puissance ! Une puissance maîtrisée à la perfection. Nous sommes admiratifs, et soulagés aussi.
« Bravo Philippe !!! » Sa réplique restera La Phrase de cette journée : « Eh les mecs ! Vous déconnez pas ! Vous passez ! » (Philippe fait référence à une autre sortie où un de nos amis, Francis, absent aujourd’hui, n’avait pu suivre. Il nous avait fallu alors poser un rappel sur un pin providentiel pour le rejoindre et trouver un autre itinéraire). Mais oui Philippe, nous passerons tous. Nous nous demandons encore comment, vu la difficulté, mais nous passerons. Après le classique « Relais », c’est mon tour. J’ai la pression. Sans réfléchir une seule seconde, je place une pédale dans le surplomb pour m’aider à me propulser. Je découvre une cale en bois au-dessus du surplomb, coincée dans une fissure, avec du fil de fer. Je m’en sers pour m’accrocher ; le fil de fer me scie les doigts. Je franchis le surplomb… tout en force. Ce n’est pas lui qui m’inquiétait, mais plutôt ce qui m’attend au-dessus. Je mousquetonne une dégaine au fil de fer de la cale en bois pour éviter que mes compagnons ne se « scient » les doigts eux aussi.
Me voilà dans la difficulté. J’accroche un étrier pour me rendre compte qu’il ne sert à rien : il y a de bonnes prises, avec des oppositions. J’arrive à me coincer tout entier dans un trou pour souffler un peu. J’accroche l’étrier au-dessus : c’est ici qu’il servira. Effectivement, il m’est utile pour enchainer : il faut contourner l’un des blocs coincés par la droite. C’est complètement surplombant, mais la suite ne pose pas de grande difficulté. C’est plus facile en second… Je réalise alors que Philippe a fait un tour de force pour passer ! Il ne me reste plus qu’une petite cheminée très étroite à escalader pour rejoindre notre leader. Là aussi je me demande comment il est passé : sans sac à dos j’étais coincé, mon corps frottait de toutes parts, un peu comme les spéléos ; Philippe est passé avec son gros sac à dos : son sac porte matériel. Il est beau ce sac ! Mais il gardera les stigmates de ce passage…
Je suis enfin au relais. Je remercie Philippe et lui serre la main : je promets désormais de l’appeler « Monsieur Philippe ». Il a retrouvé le sourire.
Pierre nous rejoint rapidement ; Boris met un peu plus de temps : il doit récupérer tout le matériel. Il faut se contorsionner pour récupérer l’étrier en-dessous, dépitonner, ramasser toute la quincaillerie.
Boris crie « sec ! sec ! ». Philippe plaisante en commentant : « ça, c’est le père de famille qui veut pas mourir ! » Puis il répond avec humour à Boris : « Tu le sais que ce n’est qu’un tas de cailloux ta montagne ? »
Nous voilà tous les quatre, 5 mètres sous le sommet, que nous rejoignons ensembles.

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Moment savoureux après ces émotions. Pierre nous offre à chacun notre champagne : nous trinquons avec notre canette de Kro. Eric Rejoint le sommet du Pic pour mieux nous photographier au sommet de la grande aiguille d’Ansabère.
Les savoyards aussi ont réussi leur course ; ils sont déjà sur la descente, pour aller rejoindre la crête du petit pic. Le Spigolo est avalé avec brio.
Il se fait tard. Il faut redescendre en rappel dans la brèche. Vérification du matériel ; il y a un descendeur pour chacun. Nous rejoignons le relais du rappel de descente, rappel qui tombe directement dans la brèche, sur 50 mètres de hauteur. Pierre est très impressionné. Je pense qu’il a hâte d’être en bas. Philippe glisse le premier le long de la corde. Il crie « Libre » depuis la brèche, c’est à Boris. Instinctivement, je re-contrôle le matériel : je ne vois rien d’accroché sur le baudrier de Pierre. Je lui demande : « Où as-tu ton descendeur ? » Il cherche… En vain… Il n’en a pas. Nous ne comprenons pas, il nous semblait que chacun en avait un sur le sommet. Boris réfléchit alors au nœud de demi-cabestan qui permet de descendre sur un mousqueton, ce qui libère son descendeur pour Pierre. Finalement, je crie à Eric, qui est en face de nous, de demander à Philippe d’accrocher son Huit au bout de la corde. Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous voilà en train de remonter le descendeur de pierre. Pourvu que la corde ne se coince pas… Finalement, tout se passe bien. Pierre récupère son matériel et Boris rejoint Philippe.
C’est à Pierre… « Tu es sûr que c’est solide ? » me demande t’il en me montrant son baudrier. Je le rassure en lui expliquant que ça peut supporter le poids de nos deux voitures, ou presque… Il a malgré tout besoin d’une attache supplémentaire. Je lui confectionne alors avec une sangle de quoi renforcer son baudrier. C’est purement moral. L’éternelle question « Est-ce que ça tient ? », c’est la difficulté de faire confiance au matériel. Dans des moments de « solitude », comme celui auquel se trouve confronté Pierre, on est forcé d’apprendre… Après avoir vérifié et re-vérifié le matériel et l’attache, Pierre se lance. Il me regarde avec de grands yeux ronds, la bouche grande ouverte ; il ne dit plus rien. Le voilà qui disparait dans le surplomb. Le plus difficile, c’est de faire les premiers mètres. Il rejoint rapidement les deux premiers, suivi par moi.
De la brèche, il nous faut escalader pour revenir au point de départ : la crête du pic, où nous attend Eric. C’est une formalité.
Mission accomplie.
Nous retrouvons les savoyards plus bas. Ils nous ont attendus. Les impressions sont vite échangées, nous descendons ensemble. Cette descente est un calvaire pour moi : une tendinite au genou gauche me fait souffrir horriblement. Les bâtons de marche m’aident bien. Je ne m’arrête pas, car le moindre repos rend la reprise de la marche plus difficile encore. Mille deux cent mètres de dénivelée en boitant : ce n’est pas le meilleur souvenir que je garderais de cette journée.
En conclusion, merci Eric et Philippe, le premier pour être venu spécialement pour le reportage vidéo et photo, le second pour nous avoir carrément conduit au sommet de la grande aiguille. Bravo Pierre, pour qui ce n’était que la seconde course de haute montagne, notre compagnons d’aventures cyclistes et désormais montagnardes.
Boris et moi sommes heureux d’avoir pu renouveler l’exploit d’il y a dix ans jour pour jour, lorsque nous sommes arrivés au sommet de cette même aiguille, c’était alors JB Cappicot notre chauffeur.
Et enfin chapeau les savoyards, avec une attention toute particulière à Yann qui doit être le plus jeune grimpeur à avoir escaladé le Spigolo en tête (16 ans !!!), avec Brieuc, de deux ans son aîné… Votre exploit, avec la manière, ne nous a pas laissé indifférents.

 

Ivan THOMAS
Juillet 2007