Les hivernales à Ansabère

Les hivernales à Ansabère



1976 - 1ère hivernale de la Face Est de la Grande Aiguille
Photo Fonds Fabro


1999 - 1ère du Théorème de la Peur
Photo Fonds C. Desbats

L'alpinisme hivernal est très timide à Ansabère avant les années 70. Coucou Barrio, son neveu Fernand Barrio et Jean-Claude Gaubil ont participé dans les années 50 à la probable première tentative d'escalade hivernale à Ansabère. mais rien de très concluant.

Le 12 mars 1961 voit la 1ère tentative hivernale sérieuse de la Petite Aiguille d'Ansabère par Fernand Laroche avec sa femme. La progression est trop engagée, ils renoncent avant d'atteindre le sommet. "Altitude", la revue du GPHM depuis quatre ans, considère pourtant qu'il s'agit là de la 1ère hivernale à Ansabère. Deux ans après, en octobre 1963, fernand Laroche et sa femme réussiront "leur hivernale" (BSSO n°125 p.82-85).

1966, le 30 janvier. C'est la 1ère escalade hivernale de la Grande Aiguille d'Ansabère. Pedro Feliu et Federico Vega en viennent à bout par la voie Cames-Sarthou.

Dès lors, ce sont tout d'abord les espagnols qui seront très actifs :

1968, le 18 mars – 1ère hivernale de la voie Calame-Carrive par I. Tapia, V. Etxauri, C. Santaquiteria
................... ......– 1ère hivernale de la voie du Surplomb par A. Alvira et J. Sorozabal

1970, le 30 mars – 1ère hivernale de la Montaner-Vicente par B. Baudéan et R. Garroté. Si cette ascension est "hors date", les épouvantables conditions lui valurent cette reconnaissance. René Garotté trouva la mort lors d'une chute à la descente, Bernard Baudéan restera accroché à la paroi de neige et de glace durant 3 jours et 3 nuits avant d'être secouru.

1971, le 16 décembre – 1ère hivernale du Spigolo par P. Fischesser et Francis Tomas. Comme pour l'ascension précédente, si l'escalade fut hors dates officielles, elle fut reconnue comme étant la première hivernale compte-tenu des conditions.

1974, les 30 et 31 décembre – 1ère hivernale du dièdre Butoli par J. Pastor, G. Plaza et I. Aldaya. Cette première fut tellement discrète que les membres de la CRS 29 C. Sebie, F. Durou et A. Vergé la tentèrent en 1983, ne sachant pas qu'ils venaient de réaliser la deuxième. Double malchance : ce jour-là ils avaient prévu de réaliser la 1ère hivernale du Pilier Nord et constatère avec déception qu'une cordée y était déjà engagée, celle de F. Cassou et G. Uzabiaga.

1974, le 19, 20 et 21 janvier – 1ère hivernale du dièdre Nord-Est de la Grande Aiguille par J.P. Barokas, H. Flachère et J. Lacaze

1976, les 17 et 18 janvier – 1ère hivernale de la Face Est de la Grande Aiguille par M. Fabbro, T. Bedel et J.M. Poirier.

1977, le 6 mars – 1ère hivernale féminine de la Grande Aiguille (Cames-Sarthou) par P. Ganuza et G. Ariz

1977, le 8 mars – 1ère hivernale espagnole du Spigolo par J. Garaioa et I. Aldaya

1977<>1979 – 1ère hivernale de la voie ARIZ de l'Aiguille Riera-Alcubière par G. Debayle et F. Blanchy

1983, les 27 et 28 janvier – 1ère hivernale de la Bescos-Diaz de la Grande Aiguille par F. Carrafancq et J. Hourticq.

1983 – 1ère hivernale du pilier Nord de la Grande Aiguille par F. Cassou et G. Uzabiaga.
"Deuxième" 1ère hivernale du Dièdre Butoli (voir 1974)


1983, les 28 et 29 décembre – 1ère hivernale de Sorgintxulo par T. Eizmendi, A. monreal et J. Cebriain.

1984, mois de mars – 1ère hivernale du Couloir Garroté par C. Desbats, J.C. Griso et R. Munsch

1993, mois de mars – 1ère hivernale (et 1ère solitaire) de la voie Dernier Voyage par L. Daudet.

1999, le 2 mars– 1ère ascension du Théorème de la peur, par C. Desbats et C. Ravier. C'est la 1ère voie exclusivement hivernale à Ansabère. C'est aussi la dernière grande réalisation hivernale à Ansabère (pour l'instant).

La pratique de l'alpinisme hivernal a considérablement évolué. Aujourd'hui, il ne s'agit plus de répéter les voies d'escalade estivale durant la saison froide mais plutôt d'aller chercher des couloirs de neige et de glace, des couloirs mixtes en glace et rocher, des cascades de glace.
Ansabère offre deux voies hivernales d'envergure aujourd'hui : le "Théorème de la Peur" et le "Couloir Garroté". Il existe aussi un couloir de neige bien plus abordable techniquement menant à la crête du Petit Pic.

   

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